« Je veux guérir »

Cela peut vous sembler incroyable, mais il y a des gens qui viennent consulter mais qui, en réalité, ne veulent pas aller mieux.  Pas vraiment.  Ils veulent bien se plaindre un peu… beaucoup, chercher de la sympathie, faire bonne figure, avoir bonne conscience.  Et c’est OK.  Cela peut être une première étape.

Puis arrive un moment décisif, où chacun est face à soi, à ses limitations, à sa souffrance et là, on prend une décision. On peut décider de ce que l’on veut, après tout, on est responsable et maître de sa propre vie.  Mais justement, que faire de cette vie qui est en moi ?

Je vais vous raconter 3 histoires et vous verrez peut-être des similitudes avec votre positionnement actuel.

  1. La première histoire se trouve dans la Bible et c’est la rencontre entre Jésus et un homme paralysé depuis 38 ans.  Ce dernier attend avec d’autres paralysés, malades, aveugles et boiteux que l’eau de la piscine soit agitée.  Le mythe c’est que chaque fois que l’eau est agitée, le premier qui réussit à s’y plonger sera guéri.  Arrive Jésus, qui s’adresse à l’homme paralysé en disant « Veux-tu être guéri ? »  Au lieu de répondre par un oui – ou un non – simple, il se met à trouver des excuses.
    Cette mentalité pense que : 
    • Si je vais mieux, je prends la place de quelqu’un d’autre ou c’est chacun pour soi ;
    • C’est plus facile de rester avec des malheureux comme moi ;
    • C’est aux autres de m’aider/tout faire pour moi.
  2. La deuxième histoire se trouve également dans la Bible et c’est la rencontre entre Jésus et Bartimée, un homme aveugle.  Cet homme n’attendait pas dans la résignation, mais dans l’espérance.  Il avait entendu parler de ce Jésus qui guérit et lorsque ce dernier passait par là, Bartimée se mit à crier pour l’interpeller.  Jésus s’arrête et lui pose la question : « que veux-tu que je fasse pour toi ? »  Aussitôt, Bartimée lui répond : « je veux voir ! »
    Cette mentalité pense que : 
    • La guérison et le mieux-être sont possibles, et j’y a droit ;
    • Il y a des gens compétents qui veulent bien m’aider à condition que je formule une demande ;
    • Je ferai ma part et Dieu fera la sienne.
  3. Et la troisième histoire, c’est plus récente !  Ingrid, 39 ans, avait marre de (sur)vivre du RSA et de ne pas trouver un emploi durable.  Son ras de bol lui a poussé à se poser des questions, reprendre sa vie en main et d’oser demander une formation diplômante… de 2 ans.  « Mais, 2 ans de formation – tu te rends compte.  J’aurai 41 ans quand j’aurai fini ! » me dit-elle.  Je lui ai répondu : « Dieu voulant, tu auras 41 ans dans deux ans de toute manière.  La question c’est, est-ce que tu veux avoir 41 ans ET un diplôme et le potentiel de décrocher un travail durable qui t’intéresse, ou est-ce que tu préfères avoir 41 ans et être dans la même situation qu’aujourd’hui ? »
    Ingrid a été acceptée dans la formation de son choix, mais après quelques mois, se rend compte que celle-ci n’est pas adaptée, et elle se réoriente vers une autre formation. Le parcours a donc pris un peu plus longtemps que prévu, et quelques semaines avant son 42e anniversaire, elle a reçu son diplôme avec mention bien.
    Cette mentalité pense que :
    • Je peux y arriver, même si cela prendra du temps ;
    • Je ne suis pas seule et je peux demander de l’aide ;
    • Je peux évaluer la situation en allant et réajuster si nécessaire ;
    • Je peux faire grandir de l’espérance, la persévérance et mes compétences dans le processus ;
    • Je peux être acteur de ma vie et prendre des décisions qui participent à ce que je veux construire.

Et vous, est-ce que vous voulez « guérir », être libérée des choses qui vous empêchent de vivre et de revenir à la vie ?

Si des expériences pénibles passées vous empêchent d’avancer, je vous invite à télécharger ce guide utile :

Voici les références bibliques si vous souhaitez lire les deux premières histoires : Jean 5 : 1-9 et Marc 10 : 46-52.